Cinq erreurs à éviter!

Cinq erreurs à éviter!

Que l’on utilise un GPS, une arbalète ou même une caméra de surveillance, il importe de se rappeler qu’il existe des pratiques à considérer et d’autres à éviter.

 Le guide Michel Therrien, qui fait un usage répété des caméras de surveillance, nous donne quelques règles à considérer.

 1)            Évitons que nos caméras se déclenchent inutilement !

Quand une caméra est installée au printemps en région et que les prochaines visites de vérifications se feront beaucoup plus tard durant l’été, il importe de faire un certain nettoyage dans le corridor visé par l’objectif de la caméra. J’ai souvent vu des chasseurs réagir positivement en constatant que leur caméra avait pris 3750 photos. Cependant après vérification, les photos provenaient à 85 % de fougères ou de feuillages qui dansaient au vent devant l’objectif. Certes, il faut bien connaître les réglages, mais il faut aussi prévoir comment la flore, le feuillage et les nombreuses fougères évolueront durant l’été. Ainsi, le chasseur doit vraiment prendre le temps de faire un peu d’émondage et de défrichage devant la zone de détection de sa caméra. En agissant de cette façon, il éliminera le risque d’obtenir des photos non désirées. 

2)            Nous ne sommes pas radiologistes !

Je remarque occasionnellement que certaines caméras sont installées très proche des bêtes, ce pour quoi on voit parfois un ours ou un chevreuil qui vient littéralement se mettre le nez sur l’objectif. Je ne crois pas que le but d’espionner des bêtes sauvages soit de faire des radiographies de leur nez ou de leur dentition. De mon côté, je préfère voir et espionner un angle naturel plus large de l’habitat concerné, et ce, dans le but de voir comment les animaux se déplacent sur le site. J’aime savoir la direction que les bêtes empruntent en arrivant et en quittant le site attractif en question. Certes, il importe de savoir qui sont les cervidés et les ursidés qui fréquentent nos sites, mais il est tout aussi important de savoir comment ils se comportent en fonction de l’habitat concerné. Ce type de connaissances pourrait vous permettre d’intercepter l’animal que vous cherchez, pas juste devant un appât, mais dans une passe conduisant vers celui-ci. Cette dimension est d’autant plus à propos lorsque l’animal traqué se présente sur votre site en dehors des heures légales de chasse. Dès lors, l’option de couper une passe de déplacement menant à un appât ou à une saline se doit d’être considérée. 

3)            Nos odeurs pendant la chasse, mais aussi AVANT la chasse !

La plupart des chasseurs camouflent les odeurs humaines et suspectes qu’ils dégagent durant la chasse à l’aide de sèves de sapin ou d’épinette en vaporisateur, mais pourquoi négliger cet aspect lors des intrusions humaines dans l’intimité de l’habitat des bêtes avant la chasse ? Ce n’est pas nécessairement une caméra installée contre un arbre qui effraie et éduque le gros gibier, mais bien les odeurs et les indices de présence humaine que nous laissons parfois malencontreusement autour des sites en y allant négligemment. De grâce, avant d’aller jouer avec vos caméras, couvrez vos odeurs au même titre que vous le faites lorsque vous chassez.

4)            Évitez d’amener des amis, le chien et la famille !

 

Hormis quand il est couché à l’abri, à un endroit de son choix, il est rare qu’un chevreuil ou qu’un orignal soit longuement immobile au même endroit dans sa journée. Or, en appâtant une bête, c’est ce type de comportement atypique que nous provoquons. Il ne faut donc pas être surpris si certains sites sont plus populaires auprès d’eux durant la nuit, surtout si celui-ci est situé en milieu trop ouvert. Comme il y a déjà des risques inhérents pour un cervidé qui reste immobile, il est commun qu’il analyse olfactivement le lieu avant de sortir à découvert. Il faut cependant tout faire pour réduire les souvenirs olfactifs de notre passage. Certains guides de mon équipe portent toujours des gants, un couvre visage et utilisent les mêmes bottes quand ils vont récupérer des cartes mémoires. À l’opposé, j’ai vu des chasseurs qui invitaient des amis, des voisins et même leur animal de compagnie à se rendre sur les sites où des caméras sont installées. Il y a, vous en conviendrez, des limites à ne pas franchir.    

 5)            Choisir le bon moment pour aller voir vos photos et les récupérer !

On sait que les bêtes sauvages que nous pourchassons sont souvent plus actives à l’aurore et au crépuscule. Conséquemment, je vous suggère d’éviter ces moments lorsque vous allez voir vos caméras. Un chasseur conséquent et astucieux apprendra avec le temps les heures correspondant aux moments vedettes impliquant des présences animales sur ses sites espionnés. Il agira donc en conséquence, et ce, en allant voir ses caméras par exemple : sur l’heure du diner, lors d’une petite journée pluvieuse. Le pire scénario à vivre est évidemment celui impliquant un face à face mal calculé aux côtés de votre caméra avec un gros chevreuil qui quittera les lieux en soufflant et en donnant l’alerte. L’usage des nouvelles technologies qui vous permettent d’obtenir vos photos directement sur votre téléphone mobile est un autre moyen de réduire les risques de contamination d’un site. Soyons donc stratégiques à ce sujet et méfions-nous du vent dans le dos proche de nos sites à photos !!!

 Michel Therrien expose plusieurs photos SPYPOINT sur ses pages Facebook et Instagram, et les photos sont souvent accompagnées d’explications et de renseignements à saveur technique.

 

Chronique SPYPOINT par Michel Therrien, guide, chroniqueur, conférencier

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