Le printemps est une excellente période pour faire du repérage en vue de l’automne. Gérer un territoire pour la faune, c’est attirer les animaux à l’année afin qu’ils s’y sentent chez eux. Le printemps est l’un des meilleurs moments pour observer ce qui se passe sur le terrain. Les herbes sont basses, les parcelles nourricières ne sont pas encore arrivées à maturité et les animaux subissent moins de pression.
Plusieurs espèces sont aussi en mode « parade » durant la saison de reproduction, ce qui signifie qu’elles sont plus actives de jour. C’est une occasion à ne pas manquer pour mieux comprendre quelles espèces fréquentent votre propriété.
Cerfs

Même si les mâles ont perdu leurs bois, les femelles et les faons se montrent régulièrement durant le jour. Et là où il y a des femelles, il y aura des mâles à l’automne. Observer ces cerfs aide aussi à évaluer la taille de la population et à mesurer la rigueur de l’hiver passé.
J’installe mes caméras sur des sentiers bien connus, dans les parcelles nourricières et près des affûts. Certaines caméras restent à leur emplacement d’automne, tandis que d’autres sont déplacées autour des parcelles nourricières. Le paysage ouvert du printemps permet aux cerfs de se déplacer plus librement, et ils ne suivent pas toujours les sentiers traditionnels.
J’aime utiliser plusieurs caméras autour des parcelles nourricières afin d’avoir une vue d’ensemble avant que les cultures ne poussent. À cette période de l’année, les cerfs peuvent facilement éviter leurs points d’entrée et de sortie habituels ; couvrir plus de terrain permet donc de mieux les repérer.
J’utilise le réglage vidéo HD de 15 secondes, puisque j’exploite mes images pour la télévision et YouTube. Les photos fixes demeurent une excellente option pour économiser la batterie tout en montrant ce qui se trouve sur le terrain. Je commence avec une sensibilité moyenne et je l’ajuste à l’aide de l’application SPYPOINT selon les conditions de vent. À mesure que la végétation pousse, je déplace les caméras ou je réduis la sensibilité afin de limiter les déclenchements inutiles.
J’utilise des aperçus en basse résolution pour vérifier rapidement l’activité. Si quelque chose mérite d’être conservé, je demande la vidéo HD complète via l’application. Cela m’évite d’entrer dans la zone et de déranger les cerfs. Je compte aussi sur les panneaux solaires SPYPOINT et les caméras solaires pour prolonger l’autonomie et réduire les visites sur le terrain. Autrement, j’attends simplement que les piles aient besoin d’être remplacées avant de changer les cartes.
Pourquoi la FLEX-S-DARK est idéale pour la prospection printanière

Au printemps, réduire les dérangements est essentiel lorsqu’on utilise des caméras. La SPYPOINT FLEX-S-DARK est un excellent choix, puisque son panneau solaire intégré permet de prolonger son fonctionnement sans devoir retourner fréquemment sur le terrain.
Ses DEL sans éclat sont idéales pour capter la faune sans attirer l’attention, particulièrement dans les zones où les cerfs ou les dindons peuvent déjà être plus méfiants après la saison de chasse. Combinée à la prise de photos sur demande et à une performance cellulaire fiable, elle permet de surveiller l’activité, de vérifier le cadrage et d’ajuster les réglages sans remettre les pieds sur la propriété.
Cette combinaison facilite la collecte d’informations constantes tout au long du printemps, sans influencer le comportement des animaux.
Dindons

J’utilise une approche semblable pour la prospection printanière du dindon sauvage que pour la chasse au cerf à l’automne. J’installe des caméras sur des sentiers connus, en bordure des champs et dans les secteurs où j’ai déjà observé des oiseaux.
Les dindons peuvent être prévisibles, mais moins que les cerfs. Lorsqu’ils disposent de vastes zones pour se déplacer, comme de longs corridors riverains, j’installe un groupe de caméras afin de déterminer les secteurs qu’ils fréquentent le plus. Cela m’aide à estimer le nombre de dindons mâles et de jeunes mâles, et à utiliser ces informations lors des appels.
J’installe aussi des caméras qui surplombent de grands champs ou des prairies. Cela offre un champ de vision plus large au cas où les oiseaux ne passeraient pas directement devant la caméra. Il faut toujours tenir compte de la position du soleil pour éviter les images surexposées. Orienter les caméras avec le soleil dans le dos le matin ou vers le nord permet d’optimiser la qualité des images.
Une astuce que j’ai intégrée consiste à créer un accès discret vers mon affût ou mes caméras. S’il y a un boisé étroit ou un couvert naturel, on peut entrer et sortir sans être vu. Les cerfs comme les dindons détectent rapidement les mouvements, alors j’essaie d’être le plus furtif possible lorsque je vérifie mes caméras.
Oiseaux de plaine
J’ai la chance d’habiter en territoire de faisans, et certaines de mes séquences préférées captées par caméra montrent des coqs chantants, des poules prenant des bains de poussière ou des oiseaux s’affrontant.
Les caméras de chasse m’aident à évaluer les populations locales de poules et de coqs, ainsi qu’à mieux comprendre leurs préférences en matière d’habitat. J’utilise aussi ces informations lors de la planification des semis dans mes parcelles nourricières.
Apprendre grâce à l’activité printanière.
J’adore chasser, mais j’aime tout autant en apprendre davantage sur les animaux que je chasse. Observer la faune au printemps est tout aussi excitant qu’à l’automne.
Les caméras de chasse captent des comportements qu’on ne verrait jamais autrement. Elles m’aident aussi à déterminer où installer mon équipement photo et à quel moment je devrais être sur le terrain. L’une de mes découvertes préférées a été un « hooster », appelé techniquement un gynandromorphe, présentant à la fois des caractéristiques mâles et femelles.
Le printemps en plein air

Utiliser des caméras de chasse au printemps est l’un des meilleurs moyens d’en apprendre davantage sur la faune présente sur votre propriété.
Je vois rarement des dindons sur mon terrain durant l’année, mais chaque printemps, je capte à la caméra une ou deux poules errantes à la recherche d’un site de nidification. Cela me donne espoir qu’un mâle finira par suivre. Sans caméras de chasse, je n’aurais jamais su qu’elles étaient là.
J’aime tout simplement observer la faune. Voir différentes espèces vivre leurs rituels printaniers me donne hâte de consulter l’application chaque jour.
À bien des égards, ça ressemble à la saison du cerf qui recommence.
Par Bret Amundson